de la Bidassoa… à l’Oronte

 

« J’peux bien bouger mon cul de mon canapé… » s’exclame Bernie Bonvoisin, au commencement de son documentaire tourné au Liban : « Enfants syriens, enfants de la guerre ». Ce reportage a déclenché la même réaction en moi : « On doit y aller avec ceux de ma compagnie, y semer quelques gouttes de poésie… ».

Quelques courts échanges par mails avec l’ONG libanaise apparaissant dans le film et un échange téléphonique avec Bernie lui-même, je me rends seule au Liban, à Zahlé, à 35 km de la frontière syrienne, du 19 au 24 février dernier.

Prise de contact avec l’ONG Beyond, la plus importante du Liban, avec 700 employés et autant de bénévoles, qui a été la première et la seule à se rendre et à s’implanter au cœur même des camps de réfugiés syriens, et qui place l’art au centre de leurs actions…

Pendant une semaine, je joue, je ris et partage des moments de vie avec ces enfants syriens, accueillis tout le long de la journée, par Beyond, pour suivre les cours de rattrapage scolaire, mais aussi pour chanter, écrire ou jouer au théâtre…

Beyond veut maintenant passer « one step more! ».

Deux projets se dessinent en collaboration entre eux et Kiribil :

Créer un espace « albums de jeunesse » dans leur propre camp,

Former les animateurs de Beyond, pour les lectures de contes et les ateliers d’écriture qui en découleraient, mais aussi pour, se rendre au sein même des bidonvilles des familles réfugiées, et réussir à leur faire vivre une expérience artistique, en les rendant acteurs, et alléger ainsi un-petit peu leur quotidien….

Pour ce faire, ma compagnie Kiribil a besoin de travailler, échanger et préparer ces formations avec la Cie Teatro Paraiso, de Vitoria-Gasteiz, qui a une expérience de plus de 38 ans dans le domaine de l’art et la littérature jeunesse. Nous allons donc mener une recherche et un travail commun pendant plusieurs mois, pour ensuite, nous rendre ensemble au Liban, mai-juin 2018.

Le tournage d’un film relatant ces expériences est aussi prévu et envisagé, avec Kanaldude.

Exemple d’un projet ambitieux, difficile, mais si beau… qui a pour seul but, de restaurer le sens humain par l’art.

Amaia Hennebutte, mars 2017

 

 

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